NomAntoine Desrosiers
Baptême14 avr 161711
Décès8 aoû 1691, Champlain
Naissance14 avr 1617, Renaison, Ste-Madeleine, ar. Roanne, Forez (Loire) 4218211
Sépulture9 aoû 1691, Champlain30
Conjoint(e)s
Baptême1621198
Décès16 oct 1711, Champlain30
Sépulture16 oct 1711, Champlain90
PèreMichel Leneuf du Hérisson (ca1601-ca1672)
Mariage24 nov 1647, Trois-Rivieres90,11,183
EnfantsMarie (1650-)
 Michel (1652-)
 Joseph (1655-)
 Jean (1657-1704)
 Anne (1661-1731)
 Antoine (1664-)
 Pierre (1667-<1723)
 Marie Jeanne (ca1671-)
Notes pour Antoine Desrosiers
- Première mention au pays en 1641
- Cité 10/01/1642 Sillery.
- Employé des Jésuites aux Trois-Rivières en octobre 1645.
- Au recensement de 1666, Jacques Bourdin, 22 ans, domestique.
- Au recensement de 1681, à Champlain, Arnaud, 9 ans, domestique.
Langlois, Michel
Desrosiers, Antoine ca.1620-1291
Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Michel Langlois
Tome II, pages 89

Nous ignorons la filiation et le heu d'origine de ce maître charpentier. Il contracte mariage devant le notaire Boujonnier, le dimanche 24 novembre 1647, avec Anne Leneuf, née vers 1632, fille naturelle de Michel Leneuf du Hérisson. De leur union naissent huit enfants.
Il est au pays en 1641. Il vient sans doute comme engagé des Jésuites. Le 10 janvier 1642, il est parrain à Sillery. La Relation des Jésuites de 1645 nous apprend qu'il travaille pour eux comme domestique à Trois-Rivières, au salaire annuel de 100 livres. Malheureusement le contrat de mariage ayant été brûlé on ignore sa filiation, bien que l'abbé Ferland le dise originaire de Renaison dans le Forez et Sulte de Vernaison en Lyonnais. Il se fixe à Trois-Rivières. Le premier août 1649, il passe un marché en compagnie de Jean Sauvaget et d'Étienne Signoret avec Pierre Boucher, représentant la compagnie de La Nouvelle-France. Tous trois s'engagent à fournir cinq cents pieux de cèdre de onze pieds de longueur à 15 livres les cent pieux.Le sieur Louis d'Ailleboust lui concède une terre de quatre arpents de front par cinq arpents de profondeur à Trois-Rivières, le 28 octobre 1649. Cette terre voisine celle d'Élie Grimard et devient source de conflit entre eux. Le 2 juin 1650, il reçoit de la Compagnie de la Nouvelle-France un emplacement au bas du coteau et du Fort de Trois-Rivières. Son serviteur, prénommé Mathurin, est tué par les Iroquois, le 7 août 1651. Le sieur Pierre Boucher lui confirme par un acte officiel, le 28 juillet 1656, une concession de vingt-cinq arpents de front que lui a fait le sieur de Montmagny en 1647. Il lui concède également une terre de cinq arpents de front par vingt arpents de profondeur au même endroit, le 8 juin 1657.
Fait prisonnier par les Iroquois en 1659 et conduit dans leur territoire, il parvient à s'évader et revient à Trois-Rivières. À la demande de Pierre Pellerin dit Saint-Amant, il fait une déclaration, le 21 avril 1663, au sujet du décès de Jean Pellerin de la Grave, cousin de Pierre Pellerin.Il affirme que Jean Pellerin, originaire de Soubise, est venu comme soldat sous les ordres de monsieur de Lauzon, le 13 octobre 165l, et a été tué par les Iroquois le 8 août 1652. Le sieur Jacques Leneuf lui concède une terre sur l'Île aux Cochons le 2 avril 1664 et le sieur Étienne Pezard de La Touche lui en concède une, de trois arpents de front par quarante arpents de profondeur, dans sa seigneurie de Champlain, le 17 mars 1665. Il passe une transaction avec Élie Grimard le 7 novembre suivant. Selon l’acte de concession de sa terre en 1649, il jouit de quatre arpents de front par cinq arpents de profondeur. Il défriche cette terre, mais Élie Grimard prétend qu'une partie de cette habitation lui appartient. Pour éviter un procès, ils en viennent à l'entente suivante.Il jouira encore de sa terre pour un an et cédera par la suite à Grimard la portion qu'il prétend être la sienne à condition que ce dernier lui défriche trois arpents de sa terre de Champlain. Il quitte par la suite Trois-Rivières pour Champlain. Le 9 février 1667, il vend sa maison et son emplacement de Trois-Rivières à Michel Godefroy de Linctot. Au recensement de 1667, il possède cinq bêtes à cornes et quinze arpents de terre en valeur. Il passe un marché en compagnie de Guillaume Larue, le 28 octobre 1668. Tous deux s'engagent à fournir le bois et à construire un moulin-à-vent pour les Jésuites dans leur seigneurie de Saint-Éloi. Ils obtiennent 3 sols par pied de bois.
Il achète de François Bigot, le 20 juin 167 1, une terre à l'Arbre-à-la-Croix. Il la revend à Pierre Prou, le 3 septembre 1673, au prix de 300 livres. Le seigneur Michel Pelletier de La Prade lui concède huit cents arpents de terre à Gentilly, le 14 août 1676. Il doit à ce même seigneur, le premier décembre 1677, la somme de 90 livres et 10 sols. Nommé tuteur des enfants mineurs de feu Pierre Artaud, le premier juin 1678, il déclare le 18 juillet suivant, ne pas avoir chargé le seigneur Pezard de faire des poursuites en justice en leur nom.
Au recensement de 1681, il possède huit armes à feu, neuf bêtes à cornes et quarante arpents de terre en valeur. Pierre Biron engage son fils Alexandre à son service, le 4 juin 1682.
Trop âgé pour faire valoir sa terre, il la loue à Michel Garnier pour cinq ans, avec ses animaux, moyennant la moitié des grains et des écrois, le 8 septembre 1683. Il décède à Champlain le 8 août 1691 et y est inhumé le lendemain. Sa veuve décède au même endroit le 16 octobre 1711. Signature numéro 327.

ANQ GN
Adhémar 14-08-1676; 01-12-1677; 08-09-1683;
Ameau 28-07-1656; 08-06-1657; 21-04-1663; 02-04-1664; 17-03-1665 (2); 09-02-1667; 18-07-1678;
Audouart 01-08-1649; 28-10-1649;
Boujonnier 02-06-1650;
CPJN 03-09-1673, no. 113.
Cusson 26-06-1671;
Duqueto 7-11-1665;
Gatineau 02-06-1650;
Godbout Archange, PRT p. 55-56.
Latouche 28-10-1668;
Normandin 22-09-1691;
Rageot 04-06-1682;
Lebel, Gérard
ANTOINE DESROSIERS
Publié dans la Revue Ste-Anne-de-Beaupré
Nos ancêtres vol. 2 : Biographies par Gérard Lebel

En ce soir d'automne 1645, à Québec, le P. Jérôme Lallemant méditait sur les effectifs mis-sionnaires de la Nouvelle-France. Il pensait à la communauté de Trois-Rivières où il y avait 3 domestiques qui gagnaient 100 livres par an chacun. Et il écrivit le nom d'Ant. des Rosiers. Le R. P. Jérôme Lallemant, que les Hurons appelaient Achiendassé, était nouveau supérieur des Jésuites au Canada depuis 1644. Le grand missionnaire avait-il connu Antoine Desrosiers? Peut-être à son retour de la huronnie à la fin de l'été 1645, en passant à Trois-Rivières.
Desrosiers, après son arrivée dans la colonie, avait vécu dans la région de Québec. Le nom d'Antoine apparaît dans le livre des baptêmes de Sillery où il est appelé le 10 janvier 1642 <Servus hujusce domus> serviteur de cette maison. Ce détail minime nous permet cependant de fixer l'ar-rivée de l'ancêtre Desrosiers vers 1641, à l'âge de 21 ans.
D'où venait cet Antoine Desrosiers? Son contrat de mariage passé sous seing privé, en la maison de Michel Leneuf, le 24 novembre 1647, a été détruit lors d'un incendie. L'on pense qu'il était originaire de Renaison, commune du département de la Loire, arrondissement de Roanne, en Auvergne. Renaison est aujourd'hui un village perdu dans les vignobles, célèbre par ses eaux mi-nérales. La ville importante la plus proche se nomme Lyon, patrie du P. Ennemond Massé, S.J.

Un débrouillard

Antoine, homme actif et pratique, ne tarda pas à se tailler une place enviable parmi ses compagnons trifluviens comme colon et charpentier. Son séjour chez les Jésuites à titre de serviteur lui avait donné la connaissance du pays: la terre, le climat et ses habitants. Il pouvait voler de ses propres ailes.
Le 28 octobre 1649, M. D'Ailleboust, au château St-Louis, à Québec, lui octroie par écrit une concession de 20 arpents carrés <en pure rotture> (culture de la terre), sur la rive droite du St-Maurice, banlieue de Trois-Rivières. Cette concession fut ratifiée par Pierre Boucher, le 28 juillet 1656. Antoine payera 6 deniers de cens.
L'année suivante, 2 juin 1650, Desrosiers trouve un refuge dans le bourg des Trois-Rivières, rue Notre-Dame, côté nord-ouest. Cet emplacement de 20 toises de front par 20 de profondeur, il le revendra à Michel Godefroy dit Lintot pour la somme de 150 livres, en 1667. Antoine y avait bâti une maison et une <tout petite estable>. C'est sur cet emplacement, le long de la rue N.-Dame, que le major des troupes aux Trois-Rivières, M. de Gannes, éleva sa maison en 1756.
Le 8 juin 1657, Antoine obtient de Pierre Boucher une concession de 10 arpents à la Rivière-aux-Sables, Pointe-du-lac. Pierre Lefebvre et Guillaume Pépin avaient déjà des terres dans ce coin du Lac St-Pierre. Les obligations de notre concessionnaire n'étaient que de 10 deniers de cens par arpent de front. Urbain Beaudry s'en portera acquéreur en 1674, pour la somme de 50 livres.
En avril 1664, à l'Ile-aux-Cochons, embouchure du St-Maurice, Desrosiers acquiert une petite bande de terre entre Pierre Disy et Jacques Leneuf. Enfin Quentin Moral lui concède une terre à l'Arbre-à-la-Croix, ancien fief de Jacques Hertel au Cap-de-la-Madeleine, terre qu'il revendra à Pierre Proulx, 3 septembre 1679, pour 300 livres. Ce domaine avait 5 arpents de front par 40 de profondeur.

Sous la menace iroquoise

Selon le mot trop vrai du P. Charlevoix, les Iroquois <venaient en renards, combattaient en lions et fuyaient en oiseaux>. Leurs boulevards roulants étaient le Richelieu et le St-Laurent. Tragique demeura longtemps la situation.
<Le 7 août 1651 fut tué aux Trois-Rivières par les Iroquois, Maturin, homme d'Antoine des Rosiers. Estant party dès les quatre heures du matin pour aller tirer sur les corneilles de son champ il fut trouvé mort sur le chemin, de deux arquebusades en la poitrine, et la hache dans la teste>. Cette tragédie rapportée par le Journal des Jésuites en accompagne bien d'autres. L'on sait qu'en 1653, Lauzon ordonna à tous les hommes de 16 à 60 ans de monter la garde de nuit dans le bourg de Trois-Rivières. A son tour Antoine se présenta au boulot, comme les autres.
<Arriva des Trois Rivières un canot qui nous aprit... que Antoine des Rosiers s'estait sauvé des mains de Onontageronons vers le lac Ontario, et qu'il estoit arrivé aux Trois-Rivières>. En effet, vers le 26 mai 1659, Antoine avait été capturé au lac St-Pierre avec 2 autres compagnons dont l'un fut torturé et mis à mort par le feu. Jamais l'on ne pourra dépeindre avec assez de précision les angoisses et les souffrances de notre ancêtre et de sa famille, durant ces 11 semaines d'absence. Cette aventure rappelait à Antoine le fait qu'il avait commandé l'inventaire trop hâtif des biens d'Adrien Jolliet l'année précédente. Le 13 juin 1658, Jolliet avait été enlevé <ce jourdhuy>. L'on sait que ce dernier s'en était tiré... vivant et qu'il épousa Jeanne Dodier en janvier 1664.

Maitre-charpentier

Dès 1634, Champlain chargea La Violette d'ériger un fortin à Trois-Rivières, ce qui fut fait. Pierre Boucher, commis et agent de la Compagnie de la Nouvelle-France, voulut une enceinte fortifiée pour défendre le bourg, en 1649. C'est alors qu'il demandât à Desrosiers, Sauvaget et Signoret de fournir et livrer 500 pieux de <onze pieds de long>, au pied du fort commandé par Jacques Leneuf. Deux boeufs, des cordages et de bons bras, c'est tout ce que requerait ce travail de la part des contractants. Prix: 15 livres le cent de pieux.
Une occasion plus intéressante permit à Antoine de faire valoir ses talents d'ingénieur. A titre de maître-charpentier, il entreprend, en 1668, avec Guillaume Larue, la construction du moulin à vent des Pères Jésuites, à la Pointe de St-Eloy, <hors du hazard de la marée>, selon les plans précis du P. Beschefer, S.J. Sans distinguer la quarantaine de pièces différentes, signalons les 2 vergues de 48 pieds de long et de 9 pouces par le milieu et de 10 par les bouts. <Le tout bien et dûment équarri et dolé en vif arreste au jugement des experts ainsi signé>.

Citoyen de Champlain

L'activité d'Antoine s'avère époustouflante. Le 17 mars 1665, Antoine Pézard fait 50 con-cessions dans Champlain dont l'une de 3 arpents de front par 40 de profondeur à notre ancêtre. En 1667, Desrosiers demeure au Cap-de-la-Madeleine où il possède 15 arpents cultivés et 5 bêtes, selon le recensement. Son fils Michel a remplacé le domestique Jacques Bourdin pour les travaux de la ferme. En 1668, Antoine devient colon de Champlain. Le 29 août 1669, on le nommera pro-cureur fiscal de la nouvelle seigneurie, charge qu'il remplira jusqu'à sa mort. Il sera aussi syndic et juge seigneurial.
Lorsqu'il arriva en Nouvelle-France, le donné des Jésuites avouait ne pas savoir signer; il traçait une croix. Quelques années s'écoulent et notre homme signe bien lisiblement de nombreux documents. A son décès, il possède même une bibliothèque: quelques ouvrages de droit et d'histoire, la Coustume de Paris en deux tomes, l'Ordonnance Civile et 6 petits livres de divers auteurs. Antoine avait compris la valeur de l'éducation. Aussi envoya-t-il sa fille Marie étudier chez les Ursulines de Québec.

Une famille à aimer

Antoine avait du coeur. Il aimait la justice et détestait la chicane. Citons comme exemple son accord devant le notaire Ameau à propos d'une difficulté survenue entre Hélie Grimard et lui.
Le 24 novembre 1647, le notaire Flour Boujonnier, qui périra cinq ans plus tard dans la malheureuse expédition de Duplessis-Kerbodot contre les Iroquois, rédige le <traité de mariage qu'au plaisir de Dieu sera fait et parfait en face de notre Mère Sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, entre Antoine Desroziers, natif du Bourg de Renaison, au pays du Lyonnais en France et Anne du Hérisson, native du Bourg de Thierry en Normandie>. Michel Leneuf du Hérisson, père de la jeune fille, promet à son futur gendre une dot de 500 livres en argent, plus <deux honnêtes habits avec ceux qu'elle a de présent, un matelat avec le Traversin, deux couverts et douze linceuls, six nappes, trois douzaines de serviettes, douze plats, douze assiettes et un pot, le tout d'étain, une génisse plaine à choisir sur trois, avec une truie aussi plaine>; il y a là, écrivait Jacque St-Onge dans le Nouvelliste du 12 mai 1979, de quoi satisfaire le mari le plus exigeant si l'on tient aussi compte de l'indigence dans laquelle se trouvaient les premiers habitants de la colonie. Michel Leneuf du Hérisson ainsi que son frère Jacques Leneuf de la Poterie signent le contrat avec Jacques Hertel, Gaspard Boucher, Adrien Duchesne, Thomas Godefroy de Normanville, Jean Poutrel, Jean Amiot, Pierre Boucher, Pierre Lefebvre, Pierre Le Gardeur de Repentigny et le notaire Boujonnier; Bertrand Fafard et Guillaume Isabel se contentent de faire leur marque.
La bénédiction nuptiale semble avoir eu lieu en 1649. Anne Leneuf était fille de Michel Leneuf, un brasseur d'affaires, celui qui deviendra l'un des plus grands propriétaires de la Nou-velle-France. Ce Michel Leneuf, 9 mars 1652, se fera même concéder le littoral et les îles depuis Miscou au Nouveau-Brunswick actuel jusqu'au Cap-des-Rosiers en Gaspésie. En 1663, Marcel Trudel dans Le terrier du St-Laurent lui attribue en seigneurie, fief et arrière fief plus de 807 514 arpents de terres habitées ou inhabitées, quelque chose à faire rêver un émir du golfe persique.
Anne, croit-on, n'avait que 4 ans lorsqu'elle débarqua à Québec avec son papa, en 1636. Elle était donc bien du pays. Anne et Antoine eurent 8 enfants dont un seul mourut en bas âge, Joseph. La famille vécut plus de 15 ans à Trois-Rivières.
Elle demeura quelque temps dans une maison appartenant à Jacques Hertel. L'histoire nous apprend que, le 10 août 1651, Jacques mourut subitement dans la maison de son locataire Des-rosiers. En 1681, le recensement mentionne qu'Antoine vit avec sa femme et 4 enfants, à Champlain. Le colon possède 2 domestiques, 4 fusils, 4 pistolets, 9 bêtes et 40 arpents en culture. Avec tant de fusils, faut-il conclure que la famille savait chasser? Vers 1683, les fils Antoine et Jean s'engagèrent pour aller aux Illinois.
Les 4 fils: Michel, Antoine, Jean et Pierre ajoutèrent à leur nom de famille déjà glorieux les surnoms Désilets, Lafrenière, Dutremble et Dargy; ils s'allièrent aux familles Artaut, Le Pellé, Dandonneau, Aubuchon. Quant aux filles, Marie épousa l'ancêtre Alexandre Raux; Anne, Jacques Turcot; Marie-Jeanne, Claude Drouet.

Des roses au rosier

L'ancêtre Desrosiers chargé de mérites fut inhumé à Champlain, le 9 août 1691, à l'âge d'environ 72 ans. Quant à Anne Leneuf, nous ignorons la fin de ses jours. Nous croyons la recon-naitre encore vivante à Champlain en 1701 alors que <la veuve Desrosiers> donne un demi-minot de blé à l'église pour les pauvres.
La famille Desrosiers essaima dans presque toutes les régions du Québec, aux Maritimes et en Nouvelle-Angleterre où ses descendants sont très nombreux. Les Desrosiers se sont distingués dans différents secteurs de la société. Citons Léo-Paul Desrosiers (1896-1967), natif de Berthier-en-Haut, époux d'Antoinette Tardif, conservateur de la bibliothèque municipale de Montréal, courriériste au Devoir, auteur de plusieurs ouvrages dont Les Opiniâtres et Les Engagés du Granc-Portage.
A Trois-Rivières, Boulevard Turcotte, si vous allez visiter le monument du sieur de la Vérendry, souvenez-vous que l'ancêtre Desrosiers possédait ce terrain en 1647.

BIBLIOGRAPHIE
Greffe Adhémar, 14 août 1676; 8 décembre 1679.
Greffe Ameau, 28 juillet 1656; 8 juin 1657; 2 avril 1664; 17 mars 1665; 17 novembre 1665; 9 février 1667; 25juillet 1674; 18juillet 1678; 15 août 1691.
Greffe Audouart, 24 novembre 1647; 1 août 1649; 28 octobre 1649.
Greffe Cusson, 8 juin 1669; 20 juillet 1671.
Greffe Duquet, 7 novembre 1665.
Greffe Gatineau, 2juin 1650.
Cloutier, P., Histoire de Champlain (1915), vol. I, pp. 32, 52, 61, 83, 88. passim.
Douville, Raymond, La Vie quotidienne en Nouvelle-France (1964), pp. 24,103,347.
Godbout, Archange, Les Pionniers de la Région Trifluvienne (1934), pp.55-57.
Roy, P.-G., Inventaire d'une Collection de Pièces Judiciaires (1917), vol.1, p. 15. Papier Terrier de la Compagnie des Indes Occidentales (1931), pp.290,369.
Séguin, Robert-Lionel, La Civilisation Traditionnelle de l'Habitant au 17e et 18e siècle (1967), pp. 403-425.
Sulte, Benjamin, Histoire des Canadiens-Français (1882), vol. 4, p. 62, col. b; p. 70, col. c; vol. 5, p. 62, col. a.
Bulletin des Recherches Historiques,vol. 6, pp. 227-231; vol. 8, p. 286; vol. 15, p. 59; vol. 21, p. 107; vol. 34, p. 252.
Cahiers des X, vol. 24, p. 109; vol. 29, p. 58; vol. 33, p. 246.
Journal des Jésuites (1892), pp. 6, 158, 26 1.
Jugements et Délibérations du Conseil Souverain (1885), vol. 1, pp. 218-219; vol. 2, p. 223.
Le Nouvelliste (de Trois-Rivières), 12 mai 1979, p. 20. Nos Familles et leurs Origines, par Jacques Saintonge.
Dernière modification 14 jui 2007Créé 15 jul 2008 avec Reunion pour Macintosh