NomMarie Jeanne Desrosiers
Naissanceca 1671
Conjoint(e)s
PèreClaude Drouet Dericharville
MèreApolline Soixson
Mariage18 mar 1687, Champlain209
Langlois, Michel Notes pour Claude (Conjoint(e) 1)
Claude Drouet, sieur de Richarville 1665 - ca.1748
Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Michel Langlois
Tome II, pages 109
Baptisé le samedi 17 octobre 1665, à Dourdan, évêché de Chartres en Orléanais, (Essonne), fils de Claude Drouet, avocat du Parlement et lieutenant criminel de courte robe, et d’Apolline Soixson, il épouse à Champlain, le mardi 18 mars 1687, Marie-Jeanne Desrosiers, née vers 1671, fille d’Antoine Desrosiers et d’Anne du Hérisson. De leur union naissent onze enfants. Il ne passe son contrat de mariage devant le notaire de Meromont que le 27 août 1688.
Il vient au pays comme soldat de la compagnie du sieur de Meloize et s’établit d’abord à Champlain. Le 22 mars 1688, il promet au boulanger Michel-François de La Roche de Québec, de lui livrer, à la première navigation, cinquante minots de blé qu’il prendra à Champlain chez le sieur Desrosiers, son beau-père, au prix de 60 sols le minot. Lors de son contrat de mariage, son beau-père lui donne en compensation de 1000 livres qu’il lui a prêté, une terre de quatre-vingts arpents en superficie à Champlain. Ses beaux-frères ayant décidé de ven-dre cette terre aux enchères, il fait opposition officielle à cette vente par l’intermédiaire du notaire Normandin, le 19 mars 1694. Le 12 avril 1694, il doit 48 livres et 10 sols à Pierre Richer qui lui en donne quittance le 22 mars 1697. Il est nommé enseigne, le 16 mai 1702. Il quitte la région de Champlain pour Sorel en 1703. Le 26 novembre 1709, Martin Casaubon, pro-cureur fiscal de la seigneurie de Berthier, lui concède une terre de quatre-vingts arpents en superficie à l’Île-au-Castor. Ce même procureur lui permet, comme aux autres habitants de cette île, d’utiliser le bois pour faire des clôtures. Le 30 septembre 1712, avec l’accord de son épouse, il renonce à la suc-cession de ses beaux-parents. Le premier octobre suivant, Jacques Forcier et son épouse renoncent en sa faveur, pour la somme de 350 livres, à toutes prétentions de leur part sur l’Île-aux-Ours faisant partie de la seigneurie de Sorel. Il obtient quittance, le 18 novembre 1712 et quittance finale le 29 août 1717.
Le 24 novembre 1714, il passe un important marché avec Pierre de Lestage auquel il promet de livrer douze mille six cents pieds de bordage de chêne blanc, à 4 sols le pied. On doit compter mille cinq cents pieds de bordage de trois pouces et demi d’épaisseur, quatre cents pieds de trois pouces, trois mille pieds de deux pouces et demi, trois mille pieds de deux pouces, trois mille pieds d’un pouce et demi, mille cent pieds d’un pouce et quart et six cents pieds d’un pouce. Le 20 janvier 1717, le sieur Claude de Ramesay lui concède en son entier 1’lle-aux-Ours. Le même jour, il en cède une bonne partie à son fils Armand pour régler ses comptes à son égard. Pierre Limoge lui vend une terre de quatre-vingt arpents en superficie à Sorel, le 25 mars 1717, pour la somme de 400 livres. Sa fille Marie-Joseph, épouse de Louis-Adrien Dandonneau, lui donne quittance, le 22 février 1719, de ce qu’il lui a promis lors de son contrat de mariage. Il cède la terre obtenue de Pierre Limoge, le 16 juin 1721, à Jean Mandeville qui, en retour, lui donne une terre de même dimension à l’Ïle-aux-Ours. Il est du nombre des officiers qui, en 1736, vont faire la guerre aux Chicachas en Louisiane. Au cours de cette expédition, il perd trois de ses fils et un quatrième est gravement blessé. Au retour de cette expédition, il demande l’autorisation de se retirer du service. On lui accorde cette autorisation, plus une pension de 300 livres. Le 11 juillet 1737, dans le but d’éviter des chicanes entre ses enfants après son décès, il déclare les concessions qu’il a faites par billet à ses fils. Le 30 mai 1740, au nom de son fils Denis, il fait dresser le procès-verbal des animaux laissés à son fermier Joseph Dubois. D’après une déclaration qu’il fait devant le notaire Puypéroux, il vit à l’Ïle-aux-Castors, le 29 octobre 1743. Il y abandonne une terre à son fils Antoine, le 13 mai 1748. C’est le dernier acte qui le concerne. On ne connaît pas la date précise de son décès. Signature numéro 342.
ANQ GN
Adhémar 18-11-1712;
BRH 37, p. 593-597.
Janvrin 13-05-1748
Lepailleur 24-11-1714; 20-01-1717 (2); 25-03-1717; 22-02-1719; 16-06-1721
Meromont 27-08-1688
Normandin 19-03-1694; 12-04-1696, 26-11-1709; 30-11-1709; 30-09-1712; 01 -10- 1712; 29-08-1717
Puypéroux 30-05-1740; 29-10-1743
Rageot G. 22-03-1688
Raimbault 11-07-1737
Notes Diverses
- De la paroisse de Dourdan, évêché de Chartres.